Après des mois à préparer un projet de mobilité internationale, le moment de l’expatriation arrive. Tout est fin prêt pour une nouvelle vie, dans un nouveau pays. Cependant, parfois les choses ne se déroulent pas tout à fait comme elles avaient été envisagées. Des imprévus peuvent survenir. Il est important de faire face aux obstacles et de les surmonter pour mener à bien cette grande aventure.

Lorsque l’on s’apprête à vivre dans un nouveau pays, il est important d’être capable de s’adapter à un nouvel environnement et de trouver rapidement des repères qui aideront à s’acclimater et à passer outre certaines difficultés. Néanmoins, malgré toute la bonne volonté du monde, des obstacles viennent entraver le bon déroulement de l’insertion.

 

La langue

Tout d’abord, le premier barrage qui se pose est souvent la langue. Si dans la plupart des pays l’anglais fait office de langue commune dans les échanges professionnels, les employés entre eux échangent dans leur langue natale. Ne pas comprendre ce que des collègues se racontent n’aide pas à s’intégrer au sein de l’entreprise.

Si il peut-être compliqué de parler couramment le chinois ou le russe en quelques semaines, tenter de maitriser quelques notions simples d’une nouvelle langue facilitera la communication ou en tout cas donnera l’impression d’une réelle volonté d’intégration. Les traducteurs en ligne comme Google Trad sont de bons outils pour maitriser les rudiments d’une nouvelle langue.

 

Le mal du pays

La plupart du temps, les expatrié ressentent au bout de quelques temps le mal du pays. Les différences de coutumes et de culture, l’éloignement des proches, l’isolement … peuvent conduire à une perte de repères qui se caractérise par un mal être, voir une dépression. La question se pose alors souvent de savoir si l’expatriation était le bon choix à faire.

Le mal du pays n’est malgré tout pas une fatalité. Il est important de s’adapter dès les premiers jours au changement en se montrant ouvert. La curiosité est dans certains cas une grande qualité, elle aide à appréhender les nouveaux modes de vie du pays d’accueil. Bien sur, il faut savoir se montrer patient, Rome ne s’est pas construit en un jour, et se sentir à l’aise dans un environnement totalement étranger ne peut se faire du jour au lendemain. Mais avec un peu de persévérance on s’habitue et l’on prend ses marques.

Si néanmoins, le mal du pays est là, se rapprocher de ceux que l’on aime permettra de surmonter cette difficulté. Les moyens de communication actuels comme Skype permettent aujourd’hui de se sentir moins seuls même à des milliers de kilomètres.  Par ailleurs, les cercles d’expatriés sont aussi une bonne solution pour rompre l’isolement, ils permettent d’échanger, de raconter ses expériences et souvent de se faire des amis qui partagent les mêmes valeurs et la même culture.

 

Le nouvel emploi

Recruté pour des compétences souvent pénuriques sur le marché local, l’expatrié est appelé à travailler dans une entreprise pour apporter son savoir-faire. Malheureusement, il se peut que la mission confiée sur place ne corresponde pas aux promesses faites avant le départ.   

Le supérieur hiérarchique qui doit appliquer un mangement interculturel, peut dans certaines situations, ne pas reconnaître les compétences du nouvel employé parfois simplement parce que les méthodes de travail sont différentes. Il lui confie alors des taches en deçà des qualités pour lesquelles il a été recruté. Les tensions surviennent rapidement et s’accompagnent d’un stress si l’expatrié ne parvient pas à trouver sa place au sein de cette nouvelle entreprise. L’éloignement du siège social peut également renforcer le sentiment d’abandon de ce dernier.

Faire un point avec les RH, poser la problématique le plus rapidement possible pour ne pas laisser une situation s’enliser et s’envenimer, trouver réconfort auprès d’un employé compréhensif sont des options qui contribuent à sortir d’une situation délicate.

 

Dans tous les cas de figures, quelque soit la raison pour laquelle l’intégration dans le pays d’accueil ne se passe pas comme prévu, il est important de ne pas rester replié sur soi-même. Les solutions existent, elles sont à porté de main. Et si les tentatives d’intégration ne suffisent pas à se sentir plus à l’aise dans ce nouvel environnement le Cigap (Cabinet international de gestion et d'aide psychologique) propose un soutien psychologique spécialisé pour les expatriés.

Julien MORESI par Julien MORESI

Business Developer