Dans le secteur médical, nombreux sont les candidats qui proposent leurs compétences à des hôpitaux, des cliniques ou des cabinets médicaux hors de leurs frontières pour enrichir leur parcours professionnel. Les équivalences de diplômes sont aujourd’hui de plus en plus nombreuses et facilitent les projets de mobilité internationale. Maria K., chirurgien-dentiste grecque témoigne de la réussite de son expatriation en France.

Maria K., chirurgien dentiste est arrivée en France en 2016. D’origine grecque, elle commence ses études à l’école française du Pirée, puis obtient son diplôme de chirurgien-dentiste de l’université de Plovdiv en Grèce en 2000, commence dès lors à travailler pour un centre hospitalier et se lance à son compte en profession libérale en 2002. En 2008, elle part six mois en Allemagne pour se spécialiser en implantologie. Cette expérience à l’international la motive pour réaliser son souhait le plus cher, s’expatrier. La culture française l’intéresse, elle a étudié la langue à l’école et apprécie la qualité de vie qu’il est possible d’avoir en France.  Elle sait également qu’une expatriation vers la France sera pour elle une formidable opportunité d’évolution professionnelle. En 2016, elle répond à une offre d’emploi et tente l’aventure.  Elle témoigne. 

  • Comment est venu votre projet de partir travailler à l’étranger ?  

J’envisageais depuis un moment de quitter la Grèce. J’étais très attirée par la France car j’avais appris le français à l’école en Grèce et enfant je rêvais de venir à Paris. La France est un pays qui m’a toujours captivé. J’ai alors décidé de postuler à une annonce. 

  • Aviez-vous des inquiétudes particulières quant à votre projet d’expatriation ?

Oui j’étais inquiète ! Je ne connaissais pas la France, je n’y étais jamais allée. J’avais beaucoup de questions sur le pays en lui même et j’avais également peur de quitter ma famille pour un pays inconnu. Je me suis renseignée et je me suis fait conseillée. Une fois rassurée sur l’ensemble de mes interrogations, je me suis sentie prête pour venir en France. 

  • Avez-vous été aidé dans votre projet d’expatriation ?

J’ai été aidée par une entreprise spécialisée en mobilité internationale qui s’est également chargée de mon recrutement. Je ne serais pas en France aujourd’hui sans leur aide. Mon interlocuteur était toujours à mon écoute, je savais que je pouvais lui poser toutes les questions que je souhaitais.

J’ai été aidée dans toutes les démarches liées à mon expatriation et à mon arrivée en France, notamment pour l’inscription à l’Ordre des chirurgiens-dentistes. J’aurais pu être également aidé pour trouver mon logement si j’en avais eu besoin. 

  • Qu’avez-vous pensé de votre premier jour de travail en France ?

Lorsque je suis arrivée, je ne connaissais ni les méthodes ni les modes de fonctionnement du cabinet. L’assistante dentaire a pris le temps de soigneusement m’expliquer  et de me montrer comment les choses étaient organisées. De plus, il me manquait du vocabulaire technique. Les assistants et collègues m’ont vraiment aidé, je leur suis très reconnaissante, au bout d’un mois je maitrisais tout ! 

  • Comment s’est passée votre intégration dans la structure ?

Je suis ravie de mon intégration. Les assistants dentaires comme le responsable dentaire du groupe m’ont très bien accueilli. Encore aujourd’hui, ils sont toujours très disponibles. Il y a également mes collègues dentistes avec lesquels j’ai de très bonnes relations, nous déjeunons souvent ensemble le midi. 

  • Que pensez-vous aujourd’hui du poste ? 

J’aime beaucoup mon travail actuel. J’ai eu des patients dès mon premier jour d’activité. Aujourd’hui beaucoup prennent rendez-vous spécialement avec moi pour des actes très divers. Mes patients sont fidèles et reviennent pour la qualité de mes soins. Ils me garantissent mon poste. 

  • Que pensez-vous de la rémunération en France par rapport à la rémunération en Grèce ?

Je gagne très bien ma vie en France. Les exigences sont élevées, il faut travailler vite et bien, mais le salaire suit. Les conditions de travail sont aussi facilitées, nous avons à notre disposition tout le matériel nécessaire pour être efficace. 

  • Combien de temps envisagez-vous de rester ? 

Je me plais en France et je pense y rester aussi longtemps que je le pourrais. Je gagne très bien ma vie, j’aime mon métier et la structure dans laquelle je travaille, je n’ai aucune de raison de vouloir partir.

En revanche, je suis venue seule en France, je ne souhaitais pas que ma famille me suive tant que je n’étais pas certaine de vouloir rester. Aujourd’hui je suis ravie de mon poste et de ma vie ici. Ma famille me rejoindra d’ici peu. 

  • Que pensez-vous du système médical français ?

Je souhaitais également quitter la Grèce pour des raisons professionnelles. Outre la crise économique du pays, le travail des dentistes n’est pas, d’une manière générale, estimé et nous avons peu de reconnaissance de la part des patients. Ils ont peu de moyens, la sécurité sociale est loin d’être aussi performante qu’en France et les actes médicaux sont onéreux.  Les malades refusent souvent de payer et n’écoutent pas les conseils du dentiste concernant les soins complémentaires à prodiguer, la plupart du temps pour des raisons financières.

En France, c’est très différent ! Le fait que les soins dentaires soient intégralement remboursés change beaucoup la qualité de notre travail. Les patients sont à notre écoute, respectent nos recommandations et sont ouverts aux soins que le dentiste propose, ils sont même demandeurs d’actes dentaires ! Et si l’on veut évoluer professionnellement, c’est en France qu’il est possible de le faire. 

  • Quels conseils donneriez-vous aux médecins/dentistes souhaitant venir vivre en France ?

Si j’ai un conseil à donner : apprenez à travailler vite et bien, les salaires sont en effet très élevés en France, mais il faut le mériter.

Elodie VERDONCK par Elodie VERDONCK

Consultante en mobilité internationale et en recrutement
Secteur médical