Rija E.R., un Architecte Informatique d’origine Malgache s’est expatrié pour mettre ses compétences au service d’une entreprise française. Il témoigne.

Rija E.R., diplômé en 1998 de l’Ecole Nationale d’Informatique (ENI) de Fianarantsoa à Madagascar, commence une carrière de consultant informatique dans une société de conseil locale. En septembre 2017, il décide de quitter Madagascar pour saisir une opportunité professionnelle en France, un CDI chez INEAT Group à Villeneuve d’Ascq.

(lire la première partie de l’interview)

  • Comment s’est passée votre installation en France?

Grâce au cabinet de recrutement les questions logistiques liées à mon installation ont été facilitées. J’avais des fiches de paie, j’ai donc pu obtenir un bail pour mon logement, ouvrir un compte en banque ainsi qu’une ligne de téléphone portable et une connexion internet.

Je dois encore trouver mes repères dans la vie quotidienne, des endroits sympas où manger, où faire des courses mais mon logement est bien situé, à proximité de tout et le métro est à 2 minutes à pieds. C’est pratique.

  • Est-ce que quelque chose vous a surpris quand vous êtes arrivé ?

Je n’ai pas été réellement surpris. Je savais à quoi m’attendre puisque j’étais déjà venu en France, même si cela était dans un cadre différent.

J’ai par ailleurs retrouvé par hasard un de mes anciens collègues de Madagascar, qui a lui aussi réalisé son projet d’expatriation. Nous vivons aujourd’hui ensemble en collocation, et partageons notre expérience. Nos voisins sont également Malgaches, c’est une coïncidence, mais de ce fait, je ne suis finalement pas très dépaysé et je me sens moins seul !

  • Quelles sont les différences par rapport à votre pays d’origine ?

Le rythme de vie est très différent de celui de Madagascar. Ici, le quotidien est routinier, métro, boulot, dodo ! J’ai d’ailleurs fait l’expérience du métro aux heures de pointe, je ne m’attendais pas à être aussi serré et bousculé !

Par ailleurs, en France tout est cadré, notamment en ce qui concerne les loisirs. Je pratique le tennis et j’avais pour habitude d’aller jouer quand je le souhaitais à Madagascar. En France, il faut s’inscrire dans un club, réserver des horaires, prendre un abonnement, … Je viens d’ailleurs de comprendre le système des abonnements (sport, téléphonique, transport,…) qui permet de réduire les coûts par rapport au prix unitaire.

J’arrive à peine, j’ai encore besoin de m’acclimater et de conseils !

  • Comment s’est passé votre premier jour chez INEAT Group ?

Je suis allé à l’INEAT Group Day pensant que c’était une journée d’intégration pour les nouveaux. C’était en fait une réunion dont le but était de présenter l’avenir du groupe. La journée fût agréable avec, au programme, des animations sportives et une soirée dansante.

Quant à mon premier vrai jour de travail, j’ai eu droit à un accueil chaleureux. J’ai fait le tour des locaux pour rencontrer  mes collègues, j’ai reçu un livret d’accueil ainsi que mon outil de travail principal : l’ordinateur.

  • Comment s’est déroulée votre prise de poste?

J’ai été affecté à un nouveau projet. Nous sommes en phase d’anticipation et je n’ai pas encore eu l’occasion de pouvoir coder. Les outils sont à la pointe de la technologie, ils génèrent automatiquement les codes. Il y des inconvénients, on ne maîtrise pas forcément la situation parce qu’on ne sait pas comment cela a été généré. Mais il y a aussi des avantages, il y a moins d’erreurs et le gain de temps est considérable. C’est différent de ce que j’ai connu mais cela s’annonce prometteur et enrichissant.

À Tana, tout se faisait manuellement. J’étais sollicité sur plusieurs sujets et domaines, j’étais totalement polyvalent mais pas forcément spécialiste.

  • Votre expérience correspond-elle à vos attentes ?

D’une manière générale, je m’attendais à vivre cela. Les choses commencent doucement, j’ai hâte de voir comment le projet va débuter. Je suis impatient d’entrer dans le vif du sujet et de me confronter au stress quotidien d’un développeur.

Je suis encadré par un chef de projet et un expert technique, j’ai déjà reçu une liste de documents à étudier, je vais également devoir faire quelques recherches sur de nouvelles technologies, c’est très enrichissant. Je sais aussi que je peux m’adresser à mes supérieurs hiérarchiques en cas de problème, il y existe un système de parrainage clairement défini qui me rassure.

Je recherchais une société structurée dans laquelle je pouvais me projeter et imaginer des perspectives d’évolution. Je l’ai trouvée.

  • Que conseillerez-vous à une personne souhaitant vivre la même expérience ?

Un projet de mobilité internationale est un investissement pour le candidat mais également pour l’employeur, il faut se préparer, être certain de l’objectif fixé et s’engager pleinement. La transparence sur nos compétences et sur ce que l’on recherche est essentielle pour éviter toute mauvaise surprise.

L’expatriation est un terme charmeur et attire de nombreuses personnes. Cependant, elle requiert des sacrifices dont il faut avoir conscience. La vie loin de ses amis et de sa famille est difficile et les procédures de regroupement familial prennent du temps. Dans certains cas on quitte un certain confort de vie et un quotidien agréable.

J’ai eu la chance d’être accompagné dans mes démarches et d’avoir eu de précieux conseils. Il est donc important de choisir un organisme de confiance capable de nous accompagner dans ce projet de vie.