L’expatriation est une aventure dans laquelle beaucoup veulent se lancer. Que ce soit pour des raisons professionnelles, personnelles, elle fait souvent rêver. Cependant, entre rêve et réalité, la frontière est souvent mince. Pour se représenter l’expatriation dans sa réalité, rien de mieux qu’un témoignage d’un de nos collaborateurs qui a lui, franchi le pas, et est venu s’expatrier en France.   

Hamdi Khadhraoui a 27 ans, et est originaire de Sbeitla, centre Est de la Tunisie. Il est arrivé en France en 2018 en tant qu’ingénieur en Instrumentation et maintenance industrielle. Après avoir fait ses études à Tunis, il a travaillé trois ans dans son pays d’origine dans le même domaine pharmaceutique. Par la suite, il a choisi de s’expatrier pour la France. Il est maintenant installé à Rouen centre et travaille à Val de Reuil. Il nous raconte dans ce témoignage pourquoi il a choisi de s’expatrier et comment s’est passé cette expérience.   

  

Comment t’es venu l’idée de l’expatriation ? Quelles étaient tes motivations pour ce projet ?   

Mes motivations étaient plutôt d’ordre professionnel. En fait, lorsque l’on travaille dans mon domaine, l’idée de l’expatriation en France vient assez naturellement. En effet, il est important de travailler dans l’une des plus grandes écoles en pharmaceutique dans le monde. La France est également l’environnement le plus stricte et exigeant en termes de réglementation régissant les activités pharmaceutiques. Pour l’instant, mon objectif est de gagner de l’expérience et construire un bon carnet d’adresse. Par la suite, je voudrais me mettre à mon propre compte et pouvoir partager le fruit de mon expérience.  

J’avais également l’envie de découvrir d’autres culturesEt surtout d’avoir une approche concrète de tout ce que j’avais pu lire sur l’histoire de France. L’époque du Moyen-Age français et de la Révolution m’intriguaient particulièrement.  

 

La France était-elle ton premier choix ?   

Oui, pour trois raisons évidentes. D’abord parce que, comme je l’ai dit, ce pays est un choix stratégique pour mon domaine professionnel. De plus, la France est proche de la Tunisie. Cela me permet de rentrer assez souvent voir ma famille et mes amis. Elle est aussi plus proche culturellement parlant, considérant l’histoire commune des deux pays. Par exemple, lorsque j’ai voyagé à Shanghai, le contraste culturel était beaucoup plus marqué. Enfin, je parlais déjà français en arrivant ici. L’institut dans lequel j’ai fait mes études, l’INSAT, est un institut français. La barrière de la langue n’était donc pas un problème pour moi.   

  

Comment as-tu vécu ton expatriation et ton intégration en France ?   

Mon expatriation s’est dans l’ensemble plutôt bien passée. L’intégration n’était pas très difficile. D’abord parce que je parlais français. Aussi parce que j’avais déjà voyagé en amont dans plusieurs pays européens. Je connaissais alors déjà assez bien les us et coutumes de ces pays. En revanche, il y a des habitudes qui sont typiquement françaises, et dont je n’avais pas connaissance. Par exemple, serrer la main ou faire la bise à chaque personne individuellement tous les matins. Je n’étais pas du tout habitué à tout cela. Mais globalement, j’ai pris assez rapidement mes marques. Maintenant, j’ai vraiment une vie en France. J’ai plusieurs activités extra professionnelles : je joue au football avec le club de mon entreprise, je me suis inscrit à une salle de sport et je participe à la vie associative de ma région lorsqu’il s’agit d’actions environnementales. Je me déplace également pour assister aux séminaires abordant les sujets de la théologie, l’histoire, la diversité culturelle..Bien-sûr, la Tunisie me manque quand même, surtout l’été lorsque l’on peut profiter des belles plages… 

 

Cooptalis t’a accompagné dans tes démarches d’expatriation. Comment cet accompagnement s’est passé pour toi ?   

Avant de connaître Cooptalis, j’avais déjà le projet de m’expatrier. Je faisais des recherches pour trouver un emploi, mais pas de façon régulière. Dès que je voyais une annonce intéressante, je postulais. Plusieurs entreprises m’avaient déjà accepté dans d’autres pays. Le problème est que l’obtention d’un permis de travail européen prend beaucoup de temps. Les employeurs, de leur côté, ne laissent pas le poste ouvert le temps de la réception du document. C’est pour cela que les offres auxquelles j’ai répondu n’ont pas abouti. Grâce à Cooptalis, les démarches n’ont duré que 5 semaines. Les documents ont été déposés sur la région lilloise, région qui n’est pas saturée. Ce que j’ai aimé chez Cooptalis, c’est l’accompagnement personnalisé que j’ai pu avoir à mon arrivée. En effet, je n’ai pas réussi à trouver d’emploi dans les deux ou trois premiers mois. Je ne pense même pas avoir eu d’entretien. Mais j’ai pu avoir le soutien des équipes de Cooptalis. Cela m’a vraiment aidé à tenir le coup et mener à bien mon projet 

 

Pour finir, un petit conseil pour ceux qui envisagent l’expatriation ?  

Je dirais qu’il ne faut pas hésiter à se lancer dans l’aventure ! Surtout pour ceux qui souhaitent s’améliorer techniquement et aller à la rencontre d’autres cultures.